Les moulins de la Marne Chronologie | Choix techniques | Choix du site | Vestiges
Chronologie
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VIIe siècle : première attestation d’un moulin tournant sous le pont du Marché de Meaux.
XIIe-XIIIe siècles : développement des moulins à blé. On compte près d’un moulin tous les 4 km. La seule ville de Meaux rassemble onze moulins.
Avec la guerre de Cent ans, de nombreuses installations disparaissent. Certaines sont remplacées par des moulins de type industriel : moulins à tan, à draps, à huile. Vers 1650, ils sont convertis à leur tour en moulins à blé.
XIXe siècle : les moulins de Meaux, Varreddes, Mary-sur-Marne. sont transformés en minoterie.
1860-1870 : la plupart des moulins sont détruits pour améliorer la navigation sur la Marne nouvellement canalisée.
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Choix techniques
La Marne est caractérisée par sa faible pente et son important débit qui fluctue avec les saisons. Ne pouvant adapter la hauteur d’eau en fonction de la roue, comme sur les ruisseaux, c’est la machine qui s’adapte au milieu.
Deux solutions se présentent alors :
Le moulin nef, solution la plus simple et la moins onéreuse. Muni d’une ou deux roues à aubes, il suit naturellement les fluctuations, et par son caractère mobile, il peut être placé au plus vif du courant. Mais les rendements sont médiocres : en raison de l’instabilité de l’embarcation, seule 20 % de l’énergie hydraulique est réellement utilisée.
Le moulin-pendant, moulin fixe garni d’une roue mobile verticalement, suspendue sous la salle de mouture. La roue est posée sur un cadre en bois "parcq" dont les tirants "rayes" fixés aux quatre angles étaient montés et descendus à l'aide de vérins pour suivre les variations de la hauteur des eaux.Dans son mécanisme, il s’inspire du moulin-nef . Il a une grande roue à aube, jusqu’à 6 m de large et 4m de diamètre et possède un second couple rouet-lanterne pour augmenter la vitesse de rotation de la meule. Si de nombreux moulins-nefs flottent sur la Seine au XIVe siècle, soixante dix moulins de ce type à Paris, il semble que les moulins-pendants se sont assez tôt imposés sur la Marne. Les moulins-nefs font une petite apparition aux XVIIIe-XIXe siècles.
Choix du site
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Les sites les plus attractifs sont les ponts. Les piles rapprochées forment une retenue d’eau qui accélère le courant à la sortie de l’ouvrage. La dénivellation peut être accentuée par la construc-tion de seuils en bois à l’entrée des arches. Le ponts sont peu nombreux et surtout urbains.
Exemples : Moulins de Meaux détruits en 1920, Nogent-l’Artaud au XIVe siècle, Château-Thierry XVIe-XVIIIe siècles.Les moulins peuvent être établis sur des hauts-fonds. Le moulin généralement construit près d’une berge est associé à une "chaussée". Ce barrage établi sur le haut-fond coupait toute la largeur du lit. Seule un pertuis d’une dizaine de mètres de large offrait un passage à la navigation lors des moyennes et basses eaux. Durant les hautes eaux, les bateaux passaient au-dessus des ouvrages submergés. On retrouve des moulins plus fréquemment dans des bras secondaires contournant une île et toujours associés à des chaussées.
Vestiges
Les fondations
Sur pilotis - sans doute très répandues au Moyen Age. Il existait encore en 1920 cinq moulins sur pilotis en aval du pont du Marché à Meaux. Ces derniers ont malheureusement brûlé. En temps de basses eaux, on peut encore voir les assises constituées chacune d’un à deux alignements de pieux en chêne équarris, noyés dans un massif de maçonnerie (costière), les protégeant des affouillements et concentrant l’eau dans le coursier de la roue.
En maçonnerie - elles ont remplacé les assises en bois généralement entre le XVIIe et le XIXe siècle. Ces assises ressemblent beaucoup aux piles des ponts. ![]()
Les chaussées - Souvent obliques, les chaussées avaient l’allure de longs coffres en bois faits de pieux et de planches et remplis de matériaux divers : blocs, graviers, terre argileuse...
Exemple : Le site d’Ussy-sur-Marne présente deux chaussées construites à 20 m d’intervalle. La chaussée d’aval a été certainement édifiée la première. Fragilisée par les affouillements qui se sont formés juste en aval, la construction d’une deuxième chaussée s’est avérée plus facile à entreprendre que la réparation de la première.